Lundi 24/04/17

Evacuons rapidement  toute interrogation sur le résultat du 2ème tour : Macron sera élu président. La première question qui se pose est : avec quelle majorité après les législatives ?

Il est peu probable qu’En Marche ! et le Modem puissent obtenir seuls cette majorité. On peut néanmoins compter sur un nombre suffisant de députés élus sous les étiquettes LR et PS pour grossir les rangs. Certains évoqueront le souvenir de la 3ème force qui, sous le 4ème République regroupait la SFIO, le MRP, les radicaux et autres mouvements centristes, en gros tout le monde sauf le PC et les gaullistes.

Les nostalgiques de la mono-polarisation gauche-droite penseront peut-être que cette majorité politique n’existe pas, ou plutôt qu’elle ne recouvre aucune réalité sociologique.

A la première critique, on répondra que c’est méconnaître le rôle central du Président de la République, totalement différent de celui des années 50. On peut parfaitement imaginer, ou plutôt prévoir, un éclatement de LR, une branche s’alliant au FN, et l’autre rejoignant Macron. C’est en gros les juppéistes. On peut symétriquement penser que la tendance sociale-libérale, voire la socio-démocrate, bref des moignons du PS puissent en faire autant. En résumé, le Président de la République agrègerait sa majorité propre, comme de Gaulle l’avait fait en 58.

A la seconde critique, on objectera que la polarisation gauche-droite, pour peu qu’elle existe encore, n’est plus le seul axe autour duquel la vie politique française s’organise. On revient vers ce que Giscard souhaitait lorsqu’il disait que la France « veut être gouvernée au centre ». On peut d’ailleurs penser qu’une majorité de Français en ont soupé de cette droite qui critique tout ce que fait la gauche au pouvoir et vice-versa.

Il y a tout lieu de penser que cette majorité sociologique, mais aussi politique, existe.

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