Lundi 01/05/17

La volonté de Macron de réformer le Code du Travail (la loi El Khomri puissance 1000 comme dit Le Pen) par ordonnances dès cet été va déclencher une énorme contestation dans les rues. Mélenchon et ses insoumis vont s’en donner à cœur joie. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il n’appelle pas à voter Macron (l’autre étant la volonté de rester dans l’ambigüité pour faire élire le maximum de députés). La contestation sera violente. L’hystérisation de la campagne par Le Pen et la violence de ses diatribes  laissent craindre une situation insurrectionnelle. Car, ne nous y trompons pas, nous sommes dans les années 30 !

Cette réforme du Code du Travail est indispensable car elle est une des clefs des investissements dans l’économie. Mais Macron ne pourra la faire appuyé sur ses seuls 24% (20% des inscrits) du 1er tour. Il doit rassembler au-delà, et donc attirer le plus possible d’électeurs ayant choisi un parti de gouvernement (au total 50% des suffrages, ce qui est peu). Il ne pourra donc faire autrement que de tenter de constituer une majorité de coalition (avec une partie de LR et une partie du PS, ce qui est bien peu). On peut considérer que voter pour Macron dimanche prochain ne signifie pas adhérer à la personne ou au programme ; cela signifie simplement qu’on ne se situe pas à équidistance entre lui et Le Pen.

Il n’est d’ailleurs pas souhaitable qu’En Marche ! obtienne une majorité absolue aux législatives ; une majorité relative l’obligera à rechercher des alliances. Voilà pourquoi on peut parfaitement voter Macron, puis pour le candidat LR ou autre aux législatives de juin.  Il est indispensable de sortir des fidélités aux partis traditionnels car c’est l’avenir de la France qui est en jeu, pas celui de LR ou du PS. Rappelons également que l’axe droite-gauche ne constitue plus le seul clivage de la politique française ; il n’est qu’à se référer au référendum européen de 2005 pour voir que la coupure passait à l’intérieur de chaque parti. Et n’oublions pas que, comme disait de Gaulle, « la France, c’est pas la droite ; la France, c’est pas la gauche“.

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