Vendredi 05/05/17

Le suicide de Le Pen lors de son débat est incroyable. Sans doute avait-elle décidé d’attaquer son concurrent pour lui faire perdre son sang-froid. Mais elle est sortie de toute rationalité pour offrir une caricature qui ne pouvait que la décrédibiliser.  A tel point qu’on peut se demander, sans faire de la psychanalyse de bazar, si elle n’a pas reproduit le comportement de son père, toujours tenté de faire l’histrion pour être sûr de ne pas accéder au pouvoir. Elle avait déjà perdu l’élection. Elle a perdu en prime le leadership de l’opposition qui était un lot de consolation possible.

Elle a ainsi ouvert cette porte à Baroin qui peut espérer occuper le fauteuil après les législatives. Toutefois, celui-ci devra faire face à la tentative du nouveau Président de poursuivre son œuvre de recomposition, ce qui exige de casser la droite. Car si LR se partage entre un courant macro-compatible et une droite plus identitaire, Baroin, qui s’est positionné pour prendre la tête de cette dernière, ne règnera que sur une petite quinzaine de % de l’électorat. C’est court pour se poser en chef de l’opposition. Dans ces conditions, les investitures LR aux législatives prennent une importance accrue : qui suivra qui ?

Macron n’aura sans doute pas grand-chose à attendre de la gauche, car elle se partagera entre un restant de PS (quelques rares hollandais car le petit courant vallsiste ira chez Macron) et les mélanchonistes. Or ce dernier ne représente pas 20% des électeurs, mais plutôt 15% (depuis que le casting de la présidentielle est définitif, le total Mélenchon + Hamon a toujours fait 26%). Donc 15% pour Mélenchon + 15% pour Hamon + Valls + les hollandais, ça fera très peu d’élus (rappelons qu’il faut 12,5% des inscrits pour se maintenir au second tour).

Donc Macron ne peut aller chercher un soutien qu’à droite.

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